Le machin existe. L’instinct maternel m’envahit, ou bien est-ce la folie de Frankenstein ? Je me fais une montagne de pas grand chose. J’y peux rien, tenir pour la première fois un blog m’excite. Ca va sûrement retomber avec l’inspiration. Encore quelques semaines et je finirai par donner au machin des vidéos youtube rigolotes en guise de nourriture palliative. Une vraie maman !
D’ici là je dois prendre soin du machin.
Mais trêve de plan sur la comète, venons-en au fait. A l’acte créateur, complexe et prodigieux. Les peintres de la Renaissance savent ce que je ressens à cet instant. Ou bien est-ce l’inverse ? Qu’importe. Inspirons-nous d’eux pour la marche à suivre et prenons Michel-Ange.
Avant de tailler son fameux David, Michel-Ange savait que ce serait David. Il n’a pas sculpté un type à poil et décidé après coup de l’appeler David, sous prétexte que la ressemblance avec son boucher David Rosenberg était frappante. Non, l’était pas con l’Michel.
Pour passer la seconde, il me faut donc trouver un nom.
Mission pas évidente dit la série spin-off de Mission impossible, surtout que je me sais difficile à décider de quoi que ce soit de définitif, un peu comme lorsque je me retrouve en face des boîtes de céréales au rayon petit déj’.
Ô étendue de l’offre sur le marché des petits déjeuners, tu pèses si lourde sur mes frêles épaules de nageur professionnel.
En général je procède par élimination et finis toujours par prendre les même céréales, mais au moins j’aurais usé de mon libre arbitre, ce dont les pauvres qui prennent machinalement les moins chères ne peuvent se targuer.
Mais un nom… c’est tout autre chose et c’est encore plus définitif. Pas de satisfait ou remboursé deux fois la différence avec… avec quoi d’ailleurs ?
Méthodique, j’ai été jeter un oeil au Larousse Collège.
Nom de Dieu, il y a encore plus de mots dans ces machins-là que dans le dernier Marc Lévy ! J’ai calculé et compte tenu du nombre de mots dans la langue française niveau collège ainsi que leurs innombrables possibilités d’agencement, sans même inclure les néologismes, dialectes locaux et onomatopées, impossible de procéder de la même manière, surtout que les Miel Pops commencent à me lasser…
Barthes avait raison, la langue est fâcheuse.
Pour faire bref, j’ai d’abord songé à « Li Blog Débonnaire », qui serait en fait l’arabe pour « Le Blog du Bonheur ». J’ai pensé que ça ferait rire. Une fois. Puis ça ferait lourd.
Bon reprenons. Méthodique. Le nom doit avoir un rapport avec le contenu du blog, au minimum. Seulement ce blog n’a aucun sens, donc le nom ne devrait en avoir aucun. Makes sense.
Tiens, Makes sense. C’est pas mal.
Ce qui donnerait grosso merdo en français : Ça se tient.
Je vais garder Makes sense.


Mais c’est très bien “Le blog du bonheur” !!
A moins évidemment que tu ne veuilles récupérer les âmes perdues en quête d’un improbable inédit des Heads.
En tout cas, longue vie à ton blog !
Et puis, aussi “dibonnaire” qu’un diplodocus, ça, “c’est vraiment toi”.
Ah tout de suite les références aux groupes New Wave, que moi que je suis vraiment trop jeune pour les connaître !
Bon j’ai fait mes recherches et j’ai compris. C’est l’essentiel.
C’est surtout que le morceau emblématique des “Heads” – “Damage I’ve done” – est pas si marrant que ça.
Mais ton blog l’est, c’est l’essentiel (avec cette petite “touch” d’une certain PM).
Pour ma part, j’attends la suite avec impatience ou plutôt non …
Comment dire ? C’est maintenant en fait que ça devient compliqué : tu nous a mis l’eau à la bouche, alors, forcément, on en redemande, d’autant plus que t’as un style très agréable ; mais si tu réponds à ça t’es mort ! Et si t’écris pas, on vient pu, t’es mort pareil, le “double bind” dans toute sa splendeur.
“Fiction, réalité, 12è”
Bref, manière de te dire que j’aime beaucoup te lire. Une fois encore, bon courage pour l’inspiration et bon vent.
ps : si parfois, tu te demandes sur quel sujet tu pourrais écrire, écris sur rien, tu auras au moins un lecteur
Oh j’ai bien une première idée de derrière les fagots. Je vais couché ça.
Après je finirai bien par écrire deux, trois trucs plus ou moins sérieux. Brrr.
Enfin, je sais pas combien te paie ma mère, mais je te remercie quand même pour ton soutien !
Y a pas d’mots Ramirez !
Bref, vivement que tu passes la 3è