Une profonde et éminente sagesse populaire, sans doute la plus remarquable, nous dit : Quelque soit le gouvernement, ils finissent tous par nous enculer.
Le peuple, ici, est infiniment lucide, n’en doutons pas.
Ce n’est plus la vile populace, la masse informe, moutonnière et stupide qui occupe les rues. Mais le vieux peuple, le peuple sage, le peuple sûr et majestueusement calme. Le peuple millénaire qui occupe le temps.
Le peuple au visage buriné et tuméfié par l’Histoire, assis sur son rocking chair, le regard de milliers de patriarches au fond des yeux.
Sèchement, sans renoncer, il restera. Peuple-monolithe. Il transmettra la force de son sang-froid et de ses préjugés aux nouveaux, encore fougueux.
Il est beau et pénétrant ce peuple, il sait. Oui, il sait. Il a fait naître le bon sens.
Et le peuple sage gronde la vérité nue : Au bout du compte, ils nous enculent tous.
Makes sense.


Croyance populaire qui constitue un excellent marqueur social.
Il faut donc croire que de plus en plus se prolétarisent.
Le rejet du populisme te sera fatal.
Bien sur puisque nous n’avons jamais été autant exploité qu’aujourd’hui. Même le mineur écossais n’était pas cerné comme nous le sommes de publicité. Hier il plantait sa fière pioche et mourait valeureusement en crachant ses poumons, aujourd’hui il emballe un hamburger et regarde la télé. Déchéance, prolétarisation.
Oh la la, je te déteste pour avoir à expliquer mes traits d’esprit. Mais je ne le ferai pas.
Sache juste que tu n’as pas repris la balle au bond.
On ne parlera jamais assez du fil d’écosse des chaussettes de Kissinger.