Time Tracking

Collaborateurs en fleur, poches marine sous des yeux vespéraux, jetés dans l’update matinale, look gris-fatigue pour seul blason, défiance kickoff posée en réunion.
Que peut le manager faire ? Junior d’entreprise, senior d’une vie, il networke un organigramme sans branche. Process Délitement par monstres d’égos, dans un pool d’hommes déboussolés, base de données avortée sans id.
Idea maîtresse des spé : ce soir, c’est cordialement signé connard.
« Alors matchons nos personas. Pas d’esclandre entre nous » lance-t-on à ses n-1, mais l’Homme est un nerf tendu, foudroyé au monde par un Root de colère.

Collaborateurs en fleur, agile déstabilisent quand en reporting tangue le jeune chef.
Minute m prime d’un semblant de mutinerie, figée dans le tweed d’un costume étroit ++.
« Aérons le gantt, partageons une dropbox à midi » risque Jean Du Projet, smart-ass apaisant le Ça grandissant. Est-ce déjà trop tard ? Les inhibitions perdues, les vanités mâles s’entrechoquent en commits manqués.
Collaborateurs en fleur, manager fâné. n-n.

right now.

mirror

That’s how He works

Il défila contre la guerre
chanta contre le sida
acheta contre l’injustice
Et Pierre se sentit bien

Il rit contre le racisme
pédala contre la pollution
téléphona contre la maladie
Et Pierre se sentit utile

Il vota contre la haine
mangea contre la souffrance
donna contre l’argent
Et Pierre se sentit bon

Puis il pesta contre Dieu
Et Pierre se senti seul
Il pesta contre la mort
Et Pierre se sentit mal

Enfin Pierre mourut
Et Dieu et la mort et le reste
N’y prêtèrent guère attention.

Promenez-vous.

« Il y a un sentiment ou plutôt une habitude dont vous me semblez manquer, à savoir l’amour de la contemplation. Prenez la vie, les passions et vous-même comme un sujet à exercices intellectuels. Vous vous révoltez contre l’injustice du monde, contre sa bassesse, sa tyrannie et toutes les turpitudes et fétidités de l’existence. Mais les connaissez-vous bien ? avez-vous tout étudié ? Êtes-vous Dieu ? Qui vous dit que votre jugement humain soit infaillible ? que votre sentiment ne vous abuse pas ? Comment pouvons-nous, avec nos sens bornés et notre intelligence finie, arriver à la connaissance absolue du vrai et du bien ? Saisirons-nous jamais l’absolu ?
Il faut, si l’on veut vivre, renoncer à avoir une idée nette de quoi que ce soit. L’humanité est ainsi, il ne s’agit pas de la changer, mais de la connaître. Pensez moins à vous. Abandonnez l’espoir d’une solution. Elle est au sein du Père ; lui seul la possède et ne la communique pas.
[…]

La vie est une chose tellement hideuse que le seul moyen de la supporter, c’est de l’éviter. Et on l’évite en vivant dans l’Art, dans la recherche incessante du Vrai rendu par le Beau. Lisez les grands maîtres en tâchant de saisir leur procédé, de vous rapprocher de leur âme, et vous sortirez de cette étude avec des éblouissements qui vous rendront joyeuse. Vous serez comme Moïse en descendant du Sinaï. Il avait des rayons autour de la face, pour avoir contemplé Dieu.

Que parlez-vous de remords, de faute, d’appréhensions vagues et de confession ? Laissez tout cela, pauvre âme ! par amour de vous. Puisque vous vous sentez la conscience entièrement pure, vous pouvez vous poser devant l’éternel et dire : « Me voilà ». Que craint-on quand on n’est pas coupable ? Et de quoi les hommes peuvent-ils être coupables ? insuffisants que nous sommes, pour le mal comme pour le bien ! Toutes vos douleurs viennent de l’excès de la pensée oisive. Elle était vorace et, n’ayant point de pâture extérieure, elle s’est rejetée sur elle-même et s’est dévorée jusqu’à la moelle. Il faut la refaire, l’engraisser et empêcher surtout qu’elle ne vagabonde.
[…]

Les gens légers, bornés, les esprits présomptueux et enthousiastes veulent en toute chose une conclusion ; ils cherchent le but de la vie et la dimension de l’infini. Ils prennent dans leur pauvre petite main une poignée de sable et ils disent à l’Océan : « Je vais compter les grains de tes rivages. » Mais comme les grains leur coulent entre les doigts et que le calcul est long, ils trépignent et ils pleurent. Savez-vous ce qu’il faut faire sur la grève ? Il faut s’agenouiller ou se promener. Promenez-vous.

Aucun grand génie n’a conclu et aucun grand livre ne conclut, parce que l’humanité elle-même est toujours en marche et qu’elle ne conclut pas. Homère ne conclut pas, ni Shakespeare, ni Goethe, ni la Bible elle-même. Aussi ce mot fort à la mode, le Problème social, me révolte profondément. Le jour où il sera trouvé, ce sera le dernier de la planète. La vie est un éternel problème, et l’histoire aussi, et tout. Il s’ajoute sans cesse des chiffres à l’addition. D’une roue qui tourne, comment pouvez-vous compter les rayons ? Le dix-neuvième siècle, dans son orgueil d’affranchi, s’imagine avoir découvert le soleil.
[…]

C’est parce que je crois à l’évolution perpétuelle de l’humanité et à ses formes incessantes, que je hais tous les cadres où on veut la fourrer de vive force, toutes les formalités dont on la définit, tous les plans que l’on rêve pour elle. La démocratie n’est pas plus son dernier mot que l’esclavage ne l’a été, que la féodalité ne l’a été, que la monarchie ne l’a été. L’horizon perçu par les yeux humains n’est jamais le rivage, parce qu’au delà de cet horizon, il y en a un autre, et toujours ! Ainsi chercher la meilleure des religions, ou le meilleur des gouvernements, me semble une folie niaise. Le meilleur, pour moi, c’est celui qui agonise, parce qu’il va faire place à un autre.

Je vous en veux un peu pour m’avoir dit, dans une de vos précédentes lettres, que vous désiriez pour tous « l’instruction obligatoire« . – Moi, j’exècre tout ce qui est obligatoire, toute loi, tout gouvernement, toute règle. Qui êtes-vous donc, ô société, pour me forcer à quoi que ce soit ? Quel Dieu vous a fait mon maître ? Remarquez que vous retombez dans les vieilles injustices du passé. Ce ne sera plus un despote qui primera l’individu, mais la foule, le salut public, l’éternelle raison d’état, le mot de tous les peuples, la maxime de Robespierre. J’aime mieux le désert, je retourne chez les Bédouins qui sont libres. »

Gustave Flaubert

I’ve got to… Run away

Je suis à soixante-dix, tout défile à une allure qui me semble raisonnable, et dans cette confusion de couleurs sombres et chaudes – nous sommes la nuit, je ne peux m’empêcher de penser à Sophie et à son cul.

Je suis à soixante-dix et je pile, les pneus crissent, quelque chose valdingue dans un vacarme étouffé.

Je suis à l’arrêt, la radio en fond, dans le rétro une masse inerte, de long cheveux et un tailleur, gisent au milieu de la route. C’est une jeune femme noire.

Je suis à l’arrêt et je sors, m’approche du corps et prends son pouls. Je flippe, m’allume une cigarette et m’éloigne du corps. Je flippe toujours. « Là, t’as déconné grave », « J’appelle les pompiers alors ? », « Je me tire, personne n’a vu », « Et Sophie, je l’appelle ? », « Non, tu restes ».

Une voix me demande d’attendre ses collègues, devant moi une working girl n’est plus busy, un smartphone vibre non loin d’elle. Un proche, un collaborateur, une notification ? Un agenda vient d’être subitement allégé.

Viennent les néons du commissariat, j’explique calmement aux flics ne pas l’avoir aperçue.
– Vous rouliez à combien, Monsieur ? me demande-t-on.
– …Cinquante, cinquante-cinq.
– Dans ce cas, vous avez eu le temps de la voir.
– Je vous assure que non… Vous savez, elle était noire.
Les policiers se figent et clignent des yeux un instant, les paupières en voyant de disque dur.
– Qu’est-ce que vous entendez par là ? se reprend l’un d’eux.
– Ben les noirs se fondent mieux dans la nuit que les blancs. Du coup… vous voyez ?
Leur regard se perd tandis qu’ils se grattent la tête dans une synchronisation redoutable : Le haut du crâne pour l’un, la tempe pour l’autre, la barbe pour celui-ci, le cou pour celui-là…

Je suis relâché et recevrai plus tard une convocation pour homicide involontaire, semble-t-il. Il ne pouvait en être autrement. Cependant, le lendemain dans la presse locale :
« Un homme renverse et tue une femme au motif qu’elle est noire ».

J’ai bien lu. Mon Dieu. Que va-t-on va penser de moi ? Comment Mamad’ va-t-il me regarder ? Je dois laver l’affront. M’expliquer, dissiper le malentendu, sans quoi je risque bien plus que la prison… je risque de passer pour le pire des salauds.

Rendez-vous est pris dans les locaux du canard, un journaliste m’accompagne dans les étages, puis à son bureau.
Il est aimable, répète à l’envie comprendre ma situation, semble totalement à l’avenant. Enfin il sort un magnétophone et sourit très grand, soulève le gadget à deux mains pour le poser délicatement sur la table, tel un nouveau Graal signé Sony. Armé de son nouvel instrument, ivre du pouvoir de vérité qu’il lui confère, le journaliste démarre pied au plancher :
– Êtes-vous raciste ?
– Pardon ?
– Vous hésitez ? Je répète : êtes-vous raciste ?
– Non, pas le moins du monde ! Et je suis de gauche !
– Hum, oui. C’est facile de dire ça.
– Je suis bouleversé par ce qu’il s’est passé, je vous assure !
Le journaliste plisse les yeux, plonge dans ses notes, lève la tête, plisse les yeux de nouveau et replonge dans ses notes.
– Donc vous avez foncé sur cette jeune femme simplement parce qu’elle était noire ?
– Je ne l’ai pas vue ! C’était complètement involontaire.
Ses sourcils pointent le plafond tandis qu’il sous-pèse mes mots.
– Involontaire… Votre inconscient raciste a peut-être pris le dessus, voilà tout.
– Non, simplement dans l’obscurité et elle-même étant…
– Obscure ? me coupe-t-il en parlant près du magnétophone.
Je présente la paume de mes mains comme pour montrer l’évidence.
– Donc les noirs sont obscurs ? reprend-il.

Au fond mes nerfs, ma morale sont battus en brèche par une simple et vaine joute de mots, cette querelle dont je réalise que je ne connais aucun rouage. Je cherche une échappatoire et j’ose :
– Et bien il y a des cafés au lait, des chocolats chauds… Là il s’agissait d’un expresso corsé.
– Affligeant, se désole-t-il. Vous croyez que c’est le moment de faire des blagues vaseuses, et racistes en plus de ça ?
– Maintenant que j’y suis jusqu’au cou…
L’interview continue ainsi au rythme de ses sourcils, dans une alternance quasi gymnique d’écarquillements et de plissements. Au bout de cinq minutes, il craque et s’envoie un verre d’eau dans la figure, comme pour se laver d’un viol. Il sort de la pièce dans un état de totale hallucination – ce sont ses mots – tandis que ses sourcils pompent toujours. Se rappelant qu’il s’agit de son bureau, il demande à un stagiaire, grands gestes à l’appui, de me congédier.

Je lis le papier le lendemain : « racisme », « banalité du mal », « en 2012 », « comment peut-on ». Mes réponses sont parsemées de sic entre parenthèses, le tout me rappelle un mauvais devoir passé entre les mains d’un prof.
En guise d’appréciation finale : « Voilà un homme qui a parfaitement assimilé la logique de la haine. Tant et si bien qu’elle commande à son comportement sans même qu’il ne le réalise. »
Dans un petit cadre sur fond gris, un député socialiste est lui aussi interviewé, dit en gros que je ne peux être authentiquement de gauche et qu’il serait temps de « faire le ménage dans nos rangs »…
Ca y est, je déprime. Il était venu soutenir le candidat de ma circonscription.

Première journée d’audience : je souris machinalement et obtiens une moue dégoûtée en retour. Le procureur enchaîne les accusations. Il semble une version accomplie et tonnante du journaliste.
Mon avocat n’a pas l’air concerné, mais sans doute ai-je vu trop de films – ou pas assez. Je l’imaginais gueuler « Obstruction ! » à tout bout de champ, comme pour me sauver d’une balle à bout portant. Sauf qu’il n’en est rien, ce n’est pas une série américaine. Je prends beaucoup de balles. Il m’a dit que de toute manière on va la jouer cool à cause des médias.

Je suis sûr que d’ici le verdict, ça va se tasser. J’aurais dû demander à Sophie d’emménager quand j’en avais l’occasion, là je vais arrêter de bourrer son répondeur, je pense.

Il se fait tard, je n’ai plus le droit de conduire. Je m’assoie tout de même dans la voiture, rond de ce brusque silence qui suit la fermeture des portières.
Je suis à l’arrêt et pourtant à soixante-dix, les mains sur le volant et sondant une dernière fois mon âme. Et si, finalement… simplement… j’avais voulu la tuer ?

La tombe d’Arch Stanton

On s’accommode de la solitude pour se dire homme libre. Consolation ou amour de Dieu retrouvé ? Je suis loup solitaire. Solitaire mais pas seul, solitaire et entouré de futurs accomplissements, de falaises à arpenter, de tracas qu’on ne partagera qu’en cercle restreint, de tous les destins que d’autres nous avaient reniés.

Où est le rapport ?
Ah ! Comme je veux m’abandonner à l’Histoire comme les soldats tombés. Rejoindre d’autres loups, leur obsession des falaises, enfin embrasser la déraison de la force, tous mû par une violente idée de l’horizon. Et une autre fois encore. Et encore. Et…

Non, non, le rapport !
La tranquillité en dernier souci, nous arrangerons une virée ultra-moderne à Ducati, Ray-ban et M1911. Tempête intracrânienne, tous fils de Cortés en environnement cartésien. Puis notre destin se…

Le rapport de mission que vous deviez rendre hier Thomas, il n’est pas sur mon bureau, alors où est-il je vous prie ?!
La mission… oui… sera accomplie, et foutrement bien ! Moi et mes loups aurons… nous aurons… un bureau…

C’est pas croyable ça. Tu sais où tu peux te le carrer ton rapport, eh salope !
Donc… Nous irons sur route braquer les transports de fond, Walkyrie encodée FLAC dans les oreilles, tandis que chacun aura un magot à la hauteur de son implication. Ce sera une belle levée de fond pour jeunes entrepreneurs ! Quand d’autres pensent qu’amasser des billets n’est qu’une histoire vénale… Quelle erreur !

…avec mise à pied conservatoire.
A pied… oui… Nous cramerons les motos et finirons à pied, rien que pour se donner du mal. C’est ainsi que nous sommes, des loups, et nous nous battrons pour sauver l’idée de se battre. Et les putains conteront nos histoires à leurs fils, honteux mais ragaillardis, et répandront… Elles répandront la… faute lourde…

Quoi pour une paire de ciseaux volants ?
Car toutes les vallées s’offrent à qui aime grimper…

Mauvaise nouvelle, alors ?
Jamais.

Au fait, moi c’est Thomas. Je suis un loup, alors appelez-moi Tuco.
Ouais, comme dans le film.

Gently on the shelf

J’ai appris le décès de ma mère en voiture sur une musique entraînante, tube de l’été autotuné, qui s’écoute avec du gel, 140 beats par minute. Les animateurs radio riaient, s’épanchaient dans l’habitacle, se foutant de mon chagrin, de ma gueule-malheur. « L’orphelin ringard » hurlaient-ils ces malpropres cafi de coc’.

Je l’ai appris en voiture, mais elle l’a su par un camion.

Je parle d’elle, alors ?
« Je suis ta mère, mais bon, moi je dis on devrait prendre tout ça cool. »
Ma mère était cool alors.
Amoureuse de l’ordinaire, elle déployait un monstre d’efforts pour rester : un jour dans le coup, un autre dans le vent, et toute l’année dans le monde. Sauf que ce monde se dotait inexorablement de jeunes bien plus jeunes qu’elle.
Elle likait beaucoup. Une liste facebook interminable de semi-passions, pour la fringue, la musique, etc… accompagnée de maximes quelconques en anglais. Because music is life, dream bigger, quelque chose avec love, et d’autres encore.
Je faisais partie de ses amis, une bonne chose… Une bonne chose ? Une bonne chose.
Ma mère est cold.

Moi, les réseaux sociaux, les 140 beats par minute, je m’y force par un suivisme pénible et astreignant. Tous ces efforts et prétextes que l’on produit pour s’éviter toute fausse note, tous ces calculs. De quoi vous bouffer un poumon.

Elle a sa page intacte, et ses amis pensent que ses membres sont toujours rattachés à son tronc, lui donnent les bons plans mode, la dernière du groupe « pas encore trop connu », tout un planning de teufs à exécuter.
Son wall est bien vivant, et sa tête libre de tout support me somme d’arrêter mon voyeurisme. De ne pas récupérer sa page et son mot de passe.
Une mauvaise chose ? Une mauvaise chose.

Morte, son jeunisme a empiré.
Voyez-vous, au paradis c’est silence pour tous et contemplation de l’oeuvre de Dieu, paraît-il le soleil s’y lève indéfiniment. Et ce n’est pas forcément son truc.

Ainsi le temps passe et dans les soirées, le cadavre de ma mère est là.
Bousculé par les garçons de mon âge, mal sapés, ivres et heureux, tous plus ou moins en rythme, 140 beats par minute. Elle s’amuse comme une folle, tourne et se retourne loin de sa tombe.
J’observe depuis un coin. Le DJ rit et s’épanche dans le salon, se foutant de ma peine. « L’orphelin vieillard » hurle-t-il ce malpropre cafi de coca.

« Vous êtes chaud ou quoi ? Foutez-moi le feu ! »
Je n’ai pas trouvé les couteaux, alors je vais lui planter une fourchette dans le flanc. Il a une de ces gueules de minet…

« Mes platines, connard ! »
J’ai salopé son matériel puis insulté tout le monde, et je n’ai pas bu. Maman reste livide.
Je monte alors les escaliers dans le brouhaha et la réprobation des mal sapés, emmené par un ami qui leur veut du bien.

Je me laisse tombé sur le lit, et je n’ai toujours pas bu. Un ami referme la porte de la chambre en me taxant de facho.
La lune rit et s’épanche sur les draps… « l’orphelin standard » hurle-t-elle.
Je repense à elle, restée en bas, à ses ceintures de cagole, à la fin de mon monde comme au début des soldes, première de ses semi-passions.
Sur mon portable, j’update son statut avec une citation drôle.
Un sourire et le vide me pèse, je n’entends plus que mon coeur, 140 beats par minute.

Je ne lui en ai pas voulu de mourir. Mais qu’est-ce qu’elle m’emmerdait à ne pas vieillir.